De Sherlock Holmes à Jurassic Park

En 1912, bien avant le film de Steven Spielberg, Conan Doyle avait imaginé dans Le Monde Perdu une contrée secrète où auraient survécu les dinosaures.

Un voyage à la Jules Verne

Au début du récit, on se sent proche de l'univers de Sherlock Holmes, dans le Londres de 1900 où se croisent les traditions victoriennes et l'explosion des perspectives de la science. Conan Doyle installe des personnages tout d'abord faciles à appréhender, et gagnant en épaisseur alors que se déroulent d'autres rencontres. Il y a surtout Malone, l'apprenti journaliste brave et idéaliste, et Challenger le paléontologue misanthrope que la communauté scientifique rejette pour son goût du scandale et ses affabulations. Autour de ses controverses, Conan Doyle partage au lecteur son grand intérêt pour la zoologie, la géographie ou l'anthropologie, mais aussi quelques considérations sur la question coloniale et les querelles philosophiques autour de l'évolution.

Dans la jungle primitive, personne ne vous entendra crier

L'histoire se déplace en Amérique du sud, dans la forêt amazonienne où une poignée d'hommes répondent au défi du professeur Challenger, tous mûs par des intérêts distincts et confrontés à l'ébranlement de leurs certitudes. Sur un inaccessible plateau de nature luxuriante et à travers mille dangers, ils enmènent les lecteurs à la rencontre d'une faune préhistorique fantasmée. Les héros réalisent que l'irascible savant disait vrai et découvrent bientôt que d'autres hommes les ont déja pris pour cible.

Un pur divertissement pour tous les âges

Conan Doyle emmène son lecteur aux frontières du réel de façon progressive, sans cesser de déployer la complexité des personnages et finalement sans jamais quitter les fondamentaux du roman de détective : intrigue, faux-semblants, indices et renversement. À l'écoute de ce « road trip » en livre audio, les plus jeunes se laisseront emporter par l'exotisme de cette enquête, qui a ouvert une voie dans la culture populaire fantastique. Les lecteurs aguerris s'amuseront quant à eux des excentricités avec lesquelles l'auteur trahit les croyances de son époque.

Béja fait la grosse voix

Pour incarner toutes les voix de cette épopée intemporelle, les Éditions Libellus ont choisi le comédien Xavier Béja qui excelle dans les sauts de timbres et d'accents. La galerie qu'il compose semble faire écho au bestiaire préhistorique rencontré par les protagonistes du roman.


Les « plus » :

  • Une histoire qui ne vous lâche pas, on ne voit pas filer les 7h20 du livre audio ;
  • Une incarnation marquée de chaque personnage ;
  • Le visuel du produit, très soigné, comme souvent avec Libellus, signé du peintre Jacques Terpant.

Les « moins » :

  • Pour les puristes, une incarnation marquée de chaque personnage ;
  • L'acoustique imparfaite du lieu d'enregistrement, dont l'oreille s'accommode après quelques phrases.

 Ajouter un Commentaire

Anti spam : veuillez renseigner le résultat de l'addition cité ci-dessous.