Festival Paris en toutes Lettres

Événements littéraires Tags : Festival

La deuxième édition du festival littéraire de la capital, Paris en toutes lettres, se tiendra entre le 9 au 13 juin 2010.
Cet événement est l'occasion de réaliser une traversée de Paris au travers de différents événements centrés autour de la littérature comme un grand jeu de piste organisé dans la ville par les libraires du réseau LibrEst, des ateliers d'écriture ou d'animation pour le 50e anniversaire de l'OuLiPo.

L'écriture à voix haute par Roland Barthes

Auteurs

S'il était possible d'imaginer une esthétique du plaisir textuel, il faudrait y inclure: l'écriture à haute voix. Cette écriture vocale (qui n'est pas du tout la parole), on ne la pratique pas, mais c'est sans doute elle que recommandait Artaud. Parlons-en comme si elle existait.

Frédérique Bruyas rend la parole aux livres

Comédiens

Sur la table des matières, poser un livre. A ouverture, il tend un miroir. Trouver reflet et s’y appuyer.
Prendre les mots comme on prend les choses. Tatouer l’espace de l’intérieur, visiter leurs constellations, leurs cartographies, puis entrer, tisser leurs tensions. Parler là, où s’oriente la lumière. La voix dit la nature, la substance des faits. La voix parle l’événement. Parler le geste, cri, le chant - ils sont matières à entendre.{bdosurtitre Anne de Commines}

Le retour de l'écriture

Comédiens

© photo Frédérique Bruyas - http://bruyas.net/

{bdosurtitre Frédérique Bruyas}

Les écrivains que j'aime lire à voix haute ne cherchent pas à expliquer le monde mais à l'exprimer. La précision, l'exactitude, la maîtrise avec lesquelles ils manient le langage, les préservent de toute illusion quant à rendre compte directement du monde. Le texte, objet d'art littéraire est à lire comme une carte où le réel se produit sur une autre scène. Le texte est l'espace qui inscrit ce déplacement du réel sur la scène de la pensée, en conserve les traces, les parcours, les itinéraires. Les mots en sont l'ombre portée, la mesure de l'écart.

Lire à voix haute

Comédiens

photo © Frédérique Bruyas - http://bruyas.net/

Récemment, la ville de Saint-Ouen (Seine Saint Denis) a souhaité organiser des lectures publiques dans des halls d'immeubles des quartiers populaires. Dans le même temps, l'acteur Fabrice Luchini investit, livre en main, les théâtres parisiens, pour y déverser d'époustouflantes lectures. Depuis quelques années, plusieurs associations de lecteurs publics se sont créées, répondant aux demandes de lieux culturels les plus diversifiés : bibliothèques, cafés littéraires, salons du livre... Au-delà d'une conjoncture socioculturelle propice aux développements d'actions visant la promotion du livre et de la lecture auprès du plus grand nombre, se pose pour le lecteur public la question des liens entre écrire et lire, lire et dire, dire et entendre.{bdosurtitre Frédérique Bruyas}

Des yeux à la bouche : le livre, l'objet d'un rituel de passage

Comédiens

photo © Frédérique Bruyas - http://bruyas.net/

{bdosurtitre Frédérique Bruyas}

Lire en silence pour pénétrer des existences autres, pour démultiplier la sienne propre. Je lis à voix haute pour me pénétrer de ma propre existence. J'aurais bien du mal à savoir ce qu'elle recouvre mais je sens qu'elle s'enracine dans la voix qui dit les mots de l'autre. Ceux qui par la pensée de celui qui écrit les a rendus plus vrais, plus épais, plus charnus, en réalité plus denses. L'équilibre d'une phrase qui sonne, me donne un sentiment d'accomplissement, une envie terriblement physique de m'en emplir la bouche.